François-Michel Lambert, Député écologiste des Bouches du Rhône #circo1310


Usine Nouvelle | Eon France : les élus manifestent leur inquiétude



Usine Nouvelle | Eon France : les élus manifestent leur inquiétude

Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, recevait ce mardi 9 octobre les élus concernés par les projets de fermeture de centrales à charbon.
"Tout le monde s'est accordé à dire qu'Eon se conduit en patron voyou, qui cherche à affaiblir la production d'électricité en pointe en France pour qu'on achète ensuite de l'électricité qu'il produit en Allemagne ", a déclaré à l'AFP François-Michel Lambert, député EELV des Bouches-du-Rhône au sortir de la réunion.
Comme il l’assurait déjà à L’Usine Nouvelle la semaine dernière, il a affirmé que la stratégie du groupe était avant tout de "quitter la production et de faire du trading d'électricité, en revendant du courant acheté à EDF dans le cadre de la loi Nome (qui oblige l'électricien français à revendre une partie de sa production d'électricité nucléaire à ses concurrents, ndlr)", ou en vendant de l'électricité qu'il produit en Allemagne.
Des accusations réfutées la veille de la réunion par la direction française du numéro 1 allemand de l’énergie. Jérôme Dupont, porte-parole d’Eon France contacté par L’Usine Nouvelle, explique : "Les tranches au charbon ne sont pas rentables. A partir de janvier 2013, nous ne saurons plus gagner d’argent avec le charbon".
Le cas Sparkling Capital
"Le groupe se montre hermétique à toute alternative, que ce soit l'offre de reprise de Sparkling Capital (pour la plupart des centrales à charbon qu'Eon France veut fermer, ndlr), ou la production d'électricité par des moyens alternatifs, comme il l'a montré en abandonnant son projet de centrale à gaz à Hornaing", dans le Nord, a ajouté François-Michel Lambert.
Là encore, Eon dément. La société Sparkling n’aurait pas vraiment formulé d’offre de reprise, mais seulement une proposition. "Elle n’était pas engageante", insiste Jérôme Dupont. "Sparkling expliquait ce qu’elle voulait faire des centrales et combien de salariés elle voulait garder mais ne détaillait pas les moyens pour y arriver".
Du côté du gouvernement, on  "a bien pris conscience de la façon de faire d'Eon et va lui demander de faire face à ses responsabilités. Les élus et le gouvernement ont une volonté de remettre Eon à la table des négociations, qu'il fuit depuis des mois", informe le député des Bouches-du-Rhône.
Jeudi 11 octobre, lors d'un comité central d'entreprise (CCE), EON dévoilera un projet de réorganisation des activités de production d'électricité à partir du charbon de sa filiale SNET. Il prévoit un plan de départs volontaires affectant 215 postes sur l'ensemble des sites concernés.

Usinenouvelle.com | 09/10/12


Mardi 9 Octobre 2012



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François-Michel Lambert

Député des Bouches du Rhône (Allauch, Auriol, Belcodène, Bouc-Bel-Air, Cadolive, Gardanne, Gréasque, La Bouilladisse, La Destrousse, Meyreuil, Mimet, Peypin, Plan-de-Cuques, Roquevaire, Saint-Savournin, Simiane-Collongue)

Ancien Vice-président de la commission Développement Durable et Aménagement du Territoire de l'Assemblée nationale

"Le député du Jour" sur LCP



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