François-Michel Lambert, Député écologiste des Bouches du Rhône #circo1310


Les boues rouges de Gardanne ou comment je privilégie l’action à l’incantation


Tribune de François-Michel Lambert, député écologiste – 8 septembre 2014


Le dossier des boues rouges rejetées par Altéo, producteur d’alumine, situé à Gardanne (13) dans ma circonscription, fait l’objet de beaucoup d’approximations.

Les faits tout d’abord.

Il a toujours été acté qu’Altéo devra cesser tout rejet de boues rouges (résidus solides de bauxite) dans la méditerranée au plus tard le 31 décembre 2015. Cette interdiction est imposée par la Convention de Barcelone de 1996 pour la protection de la Méditerranée ainsi que par un arrêté préfectoral de la même année. Contrairement à ce que beaucoup pensent, il n’a jamais été question de reporter cette date et de prolonger l’autorisation d’évacuer les boues rouges. Encore une fois, la fin de leur évacuation dans la méditerranée est programmée au plus tard le 31 décembre 2015. Altéo s’est même engagée à mettre fin au rejet de boues rouges dès le printemps 2015. Nous y veillerons.

La question que le Conseil d’administration du parc national des Calanques a été amené à trancher aujourd’hui portait sur l’autorisation de continuer à évacuer les effluents liquides, c’est-à-dire l’eau résiduelle du processus industriel. Il a décidé ce lundi d'autoriser les rejets d’effluents liquides mais « avec des conditions fermes ». J’en prends acte.

Ma position sur ce dossier est depuis toujours claire et constante. Je suis pour la recherche de solutions efficaces et disponibles afin de réduire au plus vite les pollutions générées par Altéo.

Cependant, interdire aujourd’hui tout rejet solide et liquide dans la méditerranée, c’est entrainer la fermeture immédiate de l’usine car aucune technologie de substitution n’est disponible.

Je privilégie en revanche pleinement le type de démarche enclenchée par le Conseil d’administration du Parc des Calanques, qui favorise le partenariat entre le Parc des Calanques, Altéo, les services de l’Etat, les associations protectrice de l’environnement et les élus locaux. En effet, cette méthode de travail transparent et collaboratif permet d’améliorer de façon continue le process industriel afin d’atteindre dans quelques années un niveau de qualité environnementale des effluents rejetés totalement acceptable.

Plutôt que la posture incantatoire, bien trop facile, je pousserai, comme je le fais depuis que je suis élu député, à toujours plus d’exigences environnementales, notamment en veillant à l’application rigoureuse, ligne après ligne, des réserves accompagnant l’Avis du Parc.
 
C’est par cette méthode de confiance, d’exigences et de pragmatisme que j’entends exercer mon mandat, dans les valeurs écologistes, pour transformer notre société vers un développement soutenable.

Contact presse :

Emile Meunier
Collaborateur parlementaire de François-Michel Lambert, député (EELV, Bouches-du-Rhône)
06.01.32.45.79

Lundi 8 Septembre 2014



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François-Michel Lambert

Député des Bouches du Rhône (Allauch, Auriol, Belcodène, Bouc-Bel-Air, Cadolive, Gardanne, Gréasque, La Bouilladisse, La Destrousse, Meyreuil, Mimet, Peypin, Plan-de-Cuques, Roquevaire, Saint-Savournin, Simiane-Collongue)

Ancien Vice-président de la commission Développement Durable et Aménagement du Territoire de l'Assemblée nationale

"Le député du Jour" sur LCP



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